"Quand un salon littéraire devient un boudoir pour dames"
9 Décembre 2008
Pelléas et Mélisande est un opéra en cinq actes (19 tableaux) de Claude Debussy, considéré par le compositeur comme un « drame lyrique ».
Le livret est de Maurice Maeterlinck d'après sa pièce de théâtre éponyme. La première eut lieu le 30 avril 1902 à l'Opéra-Comique à Paris sous la direction d'André Messager.
L'opéra, comme la pièce de Maeterlinck, est une transposition du mythe de Tristan et Yseult : deux jeunes gens sont irresistiblement amoureux; leur amour est interdit par la présence d'un mari âgé et violemment jaloux et ne peut s'accomplir que dans la mort.
Debussy a déclaré : « J'ai voulu que l'action ne s'arrêtât jamais, qu'elle fût continue, ininterrompue. La mélodie est antilyrique. Elle est impuissante à traduire la mobilité des âmes et de la vie. Je n'ai jamais consenti à ce que ma musique brusquât ou retardât, par suite d'exigences techniques, le mouvement des sentiments et des passions de mes personnages. Elle s'efface dès qu'il convient qu'elle leur laisse l'entière liberté de leurs gestes, de leurs cris, de leur joie ou de leur douleur. »
Pelléas et Mélisande, Pièce de théâtre symboliste en cinq actes de Maurice Maeterlinck, créée le 13 mai 1893 au Théâtre des Bouffes-Parisiens. C'est un drame intemporel, avec une atmosphère de légende : les personnages apparaissent sans histoire, on ne connaît pas
leur passé.
L'histoire générale est une histoire d'amour et de jalousie entre trois personnes : Mélisande, Golaud et Pelléas. Tout commence, dans une forêt où Golaud est perdu alors qu'il chassait, il rencontre Mélisande en pleurs. Golaud l'emmène avec lui dans son château, où se trouve son frère, Pelléas. Avec le temps Mélisande et Pelléas tomberont amoureux, mais tout n'est que non-dits : ils n'avoueront leur amour qu'à la fin, où ils sont surpris par Golaud qui, fou de jalousie, tue son frère. Mélisande meurt alors de chagrin, en donnant naissance à un enfant.
Cette pièce à caractère symboliste fait partie du « premier théâtre » de Maurice Maeterlinck et constitue un de ses chefs-d'œuvres les plus connus. Une problématique de cette pièce ressort : la fonction du langage. Cette pièce met en évidence deux logiques langagières : celle du signe et celle du signifiant.
Outre Debussy, plusieurs compositeurs furent également inspirés par l'œuvre du poète belge :
(Source Wikipedia)