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Moïcani - L'Odéonie

"Quand un salon littéraire devient un boudoir pour dames"

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BREATHING

 

 

Outside gets inside
Through her skin
I've been out before
but this time it's much safer in
Last night
In the sky
Such a bright light
My radar send me danger
But my instincts tell me to
Keep breathing

Breathing
Breathing my mother in
Breathing my beloved in
Breathing
Breathing her nicotine
Breathing
Breathing the fall
Out - in. out - in, out - in. out - in, out - in

We've lost our chance
We're the first and last
After the blast
Chips of plutonium are twinkling in every lung
I love my beloved
All and everywhere
Only the fools blew it
You and me knew life itself
Is breathing

Breathing
Breathing my mother in
Breathing my beloved in
Breathing
Breathing her nicotine
Breathing
Breathing the fall
Out - in. out - in, out - in. out - in, out - in, out

In point of fact it is possible to tell the 
difference between a small nuclear explosion and 
a large one by a very simple method. The calling 
card of a nuclear bomb is the blinding flash that 
is far more dazzling than any light on earth--brighter 
even than the sun itself--and it is by the duration 
of this flash that we are able to determine the size
(What are we going to do without?) 
of the weapon. After the flash a fireball can be 
seen to rise, sucking up under it the debris, dust 
and living things around the area of the explosion, 
and as this ascends, it soon becomes recognisable 
as the familiar mushroom cloud. As a demonstration 
of the flash duration test let's try and count the 
number of seconds for the flash emitted by a very 
small bomb; then a more substantial, medium-sized 
bomb; and finally, one of our very powerful, 
high-yield bombs.

What are we going to do without
Ooh, please, let me breathe
Quick, breathe in deep
Leave us something to breathe
Ooh, life is

 

 

 

 

 

Breathe, breathe in the air. 
Don't be afraid to care. 
Leave, don't leave me. 
Look around and choose your own ground. 

Long you live and high you fly 
smiles you'll give and tears you'll cry 
all you touch and all you see 
Is all your life will ever be. 

Run, rabbit run. 
Dig that hole, forget the sun, 
And when at last the work is done 
Don't sit down it's time to dig another one. 

For long you live and high you fly 
But only if you ride the tide 
And balanced on the biggest wave 
You race towards an early grave. 

 

 

If I could make a wish I think I'd pass
Can't think of anything I need
No cigarettes, no sleep, no light, no sound
Nothing to eat no books to read
Making love with you, has left me peaceful warm inside
What more could I ask
There's nothing left to be desired

Sometimes all I need is the air that I breathe and to love you
All I need is the air that I breathe yes to love you
Just to have you now
All I need is the air that I breathe you're all I want

Peace came upon me and it breathes in me
Don't sleep silent angel don't you sleep

Sometimes all I need is the air that I breathe and to love you
just to have you now
All I need is the air that I breathe yes to love you
All I need is the air that I breathe you're all I want

Sometimes all I need is the air that I breathe and to love you
All I need is the air that I breathe yes to love you
All I need is the air that I breathe

Sometimes all I need is the air that I breathe and to love you
All I need is the air that I breathe yes to love you
All I need is the air that I breathe

 

 

 

 

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Je respire où tu palpites,

Je respire où tu palpites,
Tu sais ; à quoi bon, hélas !
Rester là si tu me quittes,
Et vivre si tu t'en vas ?

A quoi bon vivre, étant l'ombre
De cet ange qui s'enfuit ?
A quoi bon, sous le ciel sombre,
N'être plus que de la nuit ?

Je suis la fleur des murailles
Dont avril est le seul bien.
Il suffit que tu t'en ailles
Pour qu'il ne reste plus rien.

Tu m'entoures d'Auréoles;
Te voir est mon seul souci.
Il suffit que tu t'envoles
Pour que je m'envole aussi.

Si tu pars, mon front se penche ;
Mon âme au ciel, son berceau,
Fuira, dans ta main blanche
Tu tiens ce sauvage oiseau.

Que veux-tu que je devienne
Si je n'entends plus ton pas ?
Est-ce ta vie ou la mienne
Qui s'en va ? Je ne sais pas.

Quand mon orage succombe,
J'en reprends dans ton coeur pur ;
Je suis comme la colombe
Qui vient boire au lac d'azur.

L'amour fait comprendre à l'âme
L'univers, salubre et béni ;
Et cette petite flamme
Seule éclaire l'infini

Sans toi, toute la nature
N'est plus qu'un cachot fermé,
Où je vais à l'aventure,
Pâle et n'étant plus aimé.

Sans toi, tout s'effeuille et tombe ;
L'ombre emplit mon noir sourcil ;
Une fête est une tombe,
La patrie est un exil.

Je t'implore et réclame ;
Ne fuis pas loin de mes maux,
O fauvette de mon âme
Qui chantes dans mes rameaux !

De quoi puis-je avoir envie,
De quoi puis-je avoir effroi,
Que ferai-je de la vie
Si tu n'es plus près de moi ?

Tu portes dans la lumière,
Tu portes dans les buissons,
Sur une aile ma prière,
Et sur l'autre mes chansons.

Que dirai-je aux champs que voile
L'inconsolable douleur ?
Que ferai-je de l'étoile ?
Que ferai-je de la fleur ?

Que dirai-je au bois morose
Qu'illuminait ta douceur ?
Que répondrai-je à la rose
Disant : " Où donc est ma soeur ?"

J'en mourrai ; fuis, si tu l'oses.
A quoi bon, jours révolus !
Regarder toutes ces choses
Qu'elle ne regarde plus ?

Que ferai-je de la lyre,
De la vertu, du destin ?
Hélas ! et, sans ton sourire,
Que ferai-je du matin ?

Que ferai-je, seul, farouche,
Sans toi, du jour et des cieux,
De mes baisers sans ta bouche,
Et de mes pleurs sans tes yeux !

VICTOR HUGO

 

 

 

 

 

 

Approche-toi petit, écoute-moi gamin,
Je vais te raconter l'histoire de l'être humain
Au début y avait rien au début c'était bien
La nature avançait y avait pas de chemin
Puis l'homme a débarqué avec ses gros souliers
Des coups d'pieds dans la gueule pour se faire respecter
Des routes à sens unique il s'est mis à tracer
Les flèches dans la plaine se sont multipliées
Et tous les éléments se sont vus maîtrisés
En 2 temps 3 mouvements l'histoire était pliée
C'est pas demain la veille qu'on fera marche arrière
On a même commencé à polluer le désert

Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire

D'ici quelques années on aura bouffé la feuille
Et tes petits-enfants ils n'auront plus qu'un oeil
En plein milieu du front ils te demanderont
Pourquoi toi t'en as 2 tu passeras pour un con
Ils te diront comment t'as pu laisser faire ça
T'auras beau te défendre leur expliquer tout bas
C'est pas ma faute à moi, c'est la faute aux anciens
Mais y aura plus personne pour te laver les mains
Tu leur raconteras l'époque où tu pouvais
Manger des fruits dans l'herbe allongé dans les prés
Y avait des animaux partout dans la forêt,
Au début du printemps, les oiseaux revenaient

Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire
Il faut que tu respires, c'est demain que tout empire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire

Le pire dans cette histoire c'est qu'on est des esclaves
Quelque part assassin, ici bien incapable
De regarder les arbres sans se sentir coupable
A moitié défroqués, 100 pour cent misérables
Alors voilà petit, l'histoire de l'être humain
C'est pas joli joli, et j'connais pas la fin
T'es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou
Qu'on remplit tous les jours comme une fosse à purin

 

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