"Quand un salon littéraire devient un boudoir pour dames"
4 Avril 2012

Au sortir de la Première Guerre Mondiale, les femmes françaises commencent à s’émanciper, beaucoup sont veuves et donc contraintes de travailler. Elles ont soif de liberté et veulent avant tout
être à l’aise dans leurs vêtements. Les sports et les loisirs se démocratisent développant la demande de tenues confortables.
Le mot d’ordre de la mode des années 20 est la modernité. Les spécialistes considèrent d’ailleurs que la mode, telle que nous l’entendons, est née à cette époque. Elle s’inspire du mouvement
artistique Art Déco avec ses formes géométriques épurées.
La mode des années 20 marque l’âge d’or des couturiers : plus de deux tiers des Françaises s’habillent sur mesure, les maisons de couture sont des entreprises rentables et leur activité fait
vivre près de 500 000 personnes en France. Pour les classes moins aisées, les petits commerces de quartier recréent les modèles des couturiers, dont les patrons s’affichent dans les journaux.
Jean Patou, Rochas, Lanvin, Maison Doucet et Chanel se partagent le haut de l’affiche de la mode 1920.
La femme des années 20 a une nouvelle silhouette : la minceur devient une référence et pour la première fois, le bronzage devient populaire. Elle porte les cheveux courts à la garçonne, qu’elle
cache sous un chapeau cloche pour les sorties. La robe chemise fait une entrée très remarquée dans la garde-robe : elle est déclinée par de nombreux créateurs et est portée par toutes dans des
couleurs vives.
La mode des années 20 voit naître une petite révolution : pour la première fois, les femmes dévoilent leurs jambes. La robe de jour et la jupe remontent au-dessus du genou avant de reprendre de
la longueur dans la seconde moitié de la décennie. Les premiers vêtements « taille basse » apparaissent à cette période. Le corset, trop contraignant, est proscrit tandis que le corsage met en
valeur la taille et le décolleté. Parallèlement, les premiers pantalons pour femmes voient le jour. La mode est au vêtement qui brille : paillettes, sequins et perles de verre s’incrustent sur
les robes. Coco Chanel propose la petite robe noire pour la première fois en 1926. Elle deviendra un classique de la mode des années 1920, alors que cette couleur était alors réservée aux
enterrements et sera surnommée « la Ford de Chanel », Madeleine Vionnet de son côté s’impose avec ses robes au drapé impeccable.
La fin de décennie est marquée par la crise économique, il devient donc de bon ton d’être discrètement élégant.
Elodie Petit pour le magazine Elle

Jusqu’au dix-neuvième siècle, à Paris et en Europe, les jupes pour dames étaient longues, et surtout dans les
vêtements nobles, il n’y avait que les styles dont la taille était serrée par le corset. Mais, entre 1914 (c’est-à-dire l’éclatement de la
Première
guerre mondiale) et 1919, les jupes sont devenues de plus en plus courtes. Comme le monde était en guerre, on a préféré la tenue modeste et peu riche, les corsets ont été presque abolis. Un
example représentatif, c’est “le style Directoire” présenté par Paul POIRET. On dit que le style est né sous l’influence du kimono. En introduissant la simplicité et le fonctionalisme du
kimono, le style s’est répandu à partir de Paris dans toute l’Europe. De toute façon, les vêtements pour dames ont eu finalement la forme rationnelle avec le retard d’environ 100 ans par
rapport à ceux pour hommes.
Entre 1920 et 1925, les
vêtements pour dames ont encore modernisé. Le dessin n’a pas mis en valeur la ligne, la taille desserrée, la jupe de plus en plus courte, et il a eu le style de garçon, donc on l’a appelé “le
style comme des garçons.” Et cette période a été appelée “l’époque des écoliers.” Par contre, la période entre 1926 et vers 1929 appelée “l’époque des écolières.” La forme n’a pas changé par
rapport à celle des années 1920, mais elle s’est un peu féminisée et elle est devenue le style de fille. Mais d’après les gens de cette époque, c’était quand même des filles comme des garçons,
donc appelé “le style garçonne.” Les jupes sont devenues en genoux, et l’élégance des bas ou des chaussures a été remarquée de plus en plus. Les cheveux coupés court qui s’appellent “les
cheveux à la garçonne” ont aussi commencé à être à la mode en ce temps-là.
À partir de 1930, les jupes se sont
mises à être longues. L’époque des jupes longues a continué jusqu’en 1938. La forme était élancée dans
l’ensemble, et la ligne de la taille était ressuscitée. Mais, il n’y avait pas le rétablissement de la finesse extrême, donc ce n’était pas la
reprise. Si la mode des années 1920 est aux jeunes, celle des années 1930 sera aux adultes