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Publié par Moicani - L'Odéonie

Un tas de cartes comportant des phrases.
Il y a aussi des cartes blanches.

Chacun tire une carte dans le tas
puis écrit un texte court commençant par la phrase inscrite sur la carte.

S'il a carte blanche, 
il commence comme il veut.


wpe1.jpg (2689 octets)


la 
rue
tortueuse
ton 
amour
tais-toi l'espace
pour
nos 
yeux
mais 
la 
colère
la 
porte
s'ouvre
au 
bord
de 
l'eau
pure
le 
vent 
sur 
toi
c'est
la 
ville
aux 
mille
portes
c'est 
pour 

demain
sans doute
ton 
visage
ton 
corps
déployé
entre 
donc
des 
larmes
retenues
si 
les 
yeux
s'ouvraient
voici 
ton 
secret
c'est
la
trahison
si
tu
voulais
qu'il
te 
souvienne
tout
est
perdu
personne
n'est
venu
le mur 
blanc
le salut que reste-t-il non la nuit
sans
contour
le
soleil
la porte
se
referme
mais moi
qui
suis là
le silence
que
tu romps
au travers
des
fenêtres
tes mains
tendues
le
rire
sur
tes 
lèvres
l'on
t'abandonne
détourne-
toi
à
la
dernière
minute
les 
couteaux
luisent
dans
le
passé
rien
n'est
perdu
les
paroles
de
ta
bouche
wpe2.jpg (2693 octets)
 

Carte blanche

Café froid, café chaud, comment faire en ce jour si froid pour réchauffer un corps refroidi quoi qu'il en soit des curés de campagne au cœur chaud? Que faire d'ailleurs des curés, puisque Dieu est mort ce matin dans la salle de bain entre midi et cinq heures? Qu'importe puisque la carte reste blanche et le thermos vide tandis que l'écriture ne sait plus si elle a encore quelque chose à dire, si elle a jamais eu quelque chose à dire, à moins que tantôt.

 

 

 

Les paroles de ta bouche sont douces, évidemment, c'est toujours ce' qu'on dit au début. Après ça change. Demande au curé de campagne. Il n'en sait rien, mais il t'en dira tout.

Les paroles de ta bouche agacent, évidemment, c'est toujours ce qu'on dit après, après les paroles douces, les mêmes qu'agacent. Doux agace, agace doux, agaga doudoudou, c'est l'doudou, c'est l'doudoud.

Doudoudou.

 

 

 

Le mur blanc devant moi à un mètre de mon visage, de mon nez, de mes yeux, obsédant, carrément blanc, pas un point de couleur, pas une ride, blanc, plus blanc que blanc, lessivé, délavé, javelisé, aseptisé, gratté. Tout ce blanc jusqu'à l'horreur. Un peu de nuit, s'il vous plaît… je voudrais un peut de nuit dans cet aveuglement de clarté. Au secours! Donnez-moi mon noir quotidien.

 

 

 

L'on t'abandonne, plus rien on est, que I'on croit au début, ensuite, une renaissance plus belle que la première, la vraie, celle où l'on quitte le ventre de sa mère., on se découvre soi, non plus l'autre d'abord, mais la valeur de son soi primordial avant toute chose. Le rire sur tes lèvres revient à coup sûr, en s'accordant du temps, et une nouvelle vision de ce qu'on croyait être vrai.

 

 

 

Carte blanche

Détourne, tourne, tourne-toi, tourne et vissée tourne et bride, tourne encore, joue détours.. Attends ton tour.

 

 

 

Froidure de l'automne, morsure du froid, perdu dans l'immensité désertique, entouré de glaciers, l'alpiniste progresse pas à pas. D'un pas monotone, rythmé par sa propre respiration, il s'avance vers le sommet. Arrivé au pied de la falaise il pourra reprendre son souffle, se réchauffer avant d'aborder dans un ultime effort l'escalade du dernier pic. Il est le premier, le seul à être venu jusque là. C'est un véritable exploit qu'il est en train d'accomplir mais à quel prix... C'est pour demain sans doute se dit-il après avoir reçu les premiers flocons... Aujourd'hui, c'est foutu... Je n'ai emporté avec moi que l'essentiel et si cette neige continue de tomber jusque je n'aurai sans doute pas la possibilité de poursuivre. Je dois vite m'abriter si je veux espérer essayer de continuer et simplement survivre... A la recherche d'une faille quelque part dans la falaise, il découvre une petite grotte bien protégée. Il se glisse rapidement dans son sac de couchage et s'endort profondément. Tout est perdu le lendemain matin lorsqu'il se réveille. Il est 4 heures du matin et l'ouverture de la grotte est à moitié obstruée par les congères. il est tombé plus d'un mètre de neige cette nuit et cela continue de plus belle. Il sait que tout est perdu et que même son retour sera très périlleux. Il est vraiment passé près de l'exploit mais continuer serait du suicide. C'était sans doute la dernière possibilité avant l'année prochaine. Les larmes lui viennent aux yeux. Dans la descente, il se retourne régulièrement pour voir la fin de son périple...

 

 

 

La nuit sans contour, le vide, le noir comme ma mémoire. Pourquoi ? Pour refouler quelque méchante chose que je veux oublier ou pour laisser place à tout ce qui peut me combler ? Je ne sais encore...

 

 

 

Carte blanche

C'est à moi de voir. Lendemains gais ou noirs, c'est à moi de gérer la vie, le futur...

 

 

 

Carte blanche

Fatalité, détresse, problèmes, non je n'en veux pas.
En déjouant le demain, en me prenant en main, c'est ma vie. Je la construis.

 

 

Ton corps déployé libre, tellement mobile et animé. Tu roules, tu te mets en boule, tu t'étends à nouveau puis tu te relèves.
Marche maintenant. Vite, plus vite.
Tu m'aperçois, alors tu te mets à courir vers moi.
Je souris, mais tu es encore trop loin pour distinguer mon sourire.
Nous ne parlons pas. Entre nous, les mots sont inutiles.
Tais-toi, non, ne dis rien. Dans ton regard, j'ai vu que tu allais rompre notre silence.
Avec mon seul regard, je t'ai supplié de n'en rien faire.
A Présent, tu es là… tu te frottes contre moi et je te caresse.
Tu as remarqué dans ma main une boîte entamée de Wiskas au gibier, ton plat préféré.Je remplis ta gamelle et tes narines ne résistent pas. Tes
ronronnements résonnent de plus en plus fort dans le plat.
Ton amour pour moi n'est que simulacre. seul un creux à l'estomac peut encore orienter tes pas vers ma maison.
Car lorsque ta faim sera apaisée, lorsque tes babines et moustaches seront à nouveau nettes, tu t'en iras par la rue tortueuse chercher un refuge douillet pour abriter tes rêves de petit prédateur prétentieux.

 

 

 

C'est la ville aux mille portes dans laquelle une ribambelle de mille-pattes déambulent et distribuent mille et une nuit à qui veut en prendre.
Clopin clopant, des scarabées dorés sont venus tout manger! Et une nuée de sauterelles s'en prennent aux champs alentours, après leur passage tout est net ...
Un fermier passant par là se dit: " Merci Allah, je peux enfin envahir le champ avec des patates rouges!"
Six mois plus tard, au moment de la récolte, une bande de doryphores dévastent la plantation ...
Son visage!! Quelle expression! ... " Allez, allez, tu recommences! Le champ est à nouveau vierge! Que vas-tu entreprendre?"
" Un élevage de coccinelles! Oui, oui je vais me venger de tous ces pucerons qui dévastent mes rosiers ... "
Le fermier transforme son entreprise, abat les bâtiments, granges et remises. Des cages dorées, finement ciselées et pleines de petites bestioles rouges avec sur les ailes qui deux, qui trois ou plusieurs points noirs, prennent place.
Points noirs, points noirs! Assez! ... Je veux respirer! Je veux être libre!
Blanc, blanc! est la nouvelle maison. Evacués les insectes mangeurs, évacués les bruits incessants...
Vive la liberté, vive la tranquillité, enfin un espace bleu et ensoleillé, des rues où... circulent des fées, des papillons multicolores, des gentils chats doux à caresser ... Douceur, tendresse... fragilité.
Assez, assez, arrêtez de miauler ...
Où vais-je aller pour sortir de cette ville aux mille portes ensorcelées?

 

 

Au travers des fenêtres de sa cage, il voit passer des gens, petits, emmitouflés, riants, ... Ces passants qui le regardent, mais ne prêtent pas grande attention à la douleur qu'il vit, cette douleur qui se traduit dans son regard et que personne ne voit. En ce jour d'automne, une petite fille s'arrête, le regarde, voit ce regard et le réchauffe par ce sourire innocent.

Les mains tendues de cette petite fille, vers la vitre, illuminent ce regard, qui se métamorphose. Un message passe : lui pour avoir été vu différemment, elle pour avoir apporté une lueur d'espoir, dans une vie bien triste.

Mais moi qui suis là, moi qui le vois chaque jour, trois fois par jour et qui regarde la scène.
Parviendrais-je à changer ma manière de regarder cet être vivant derrière ses vitres glacées de solitude.
Parviendrais-je à traduire les messages codés qui me sont lancés à chaque instant.

 

 

 

Le vent sur toi me fait une impression bizarre. Je ne te reconnais pas, tu es toute cramoisie, échevelée, défaite, petite, enfin tu es laide. Moi par contre le vent me vivifie.

 

 

 

Mais moi qui suis /à dans cette rue, je cherche quoi? Au juste, je ne me souviens plus pourquoi je suis sorti de chez moi.

Je m'arrête au coin de la chaussée et je réfléchis, mais oui bien sûr, je suis sorti pour…

 

 

Carte blanche

Blanche de Castille n'était pas toute blanche, il y avait dans sa vie des tas de blancs impossibles à vérifier. Son teint d'une blancheur de porcelaine faisait blêmir de jalousie toutes ces femmes perettes.

 

 

 

Carte blanche

A la dernière minute, j'ai trouvé la réponse à la question. Mais il était trop tard pour répondre. Déjà, je vois l'examinateur, pincé, qui s'avance vers moi, prêt àarracher ma feuille. Et pourtant, je la connais la réponse. Ah. Quel malheur! Depuis le temps que j'étudie, c'est trop injuste.

 

 

Les couteaux luisent, la nuit des longs couteaux se prépare; que de sang va couler cette nuit! des têtes vont tomber...

 

 

 

Tes mains tendues vers le ciel, tu implores le pardon et demande, implore... l'extrême onction.
Grand bien te fasse, extrême onction, huile sur le front, encens dans le nez, rira bien qui rira le dernier!

 

 

Rien n'est perdu, rien n'est gagné, tout se mélange, se transforme.
Allez-vous aller au futur camp fermé de Vottem ce dimanche 4 octobre à 14h, R.V. square des Fusillés, afin d'accélérer la transformation?

 

 

Détourne-toi du toi de toi quoi pois. 
Suis-je clair? Pas assez tourné les dés. Flûte!

 

 

 

Le soleil s'est levé
et la nuit sans contour s'en est allée.
Je n'en avais pas fait le tour
forcément
Le tour de la nuit
est plus dur que le tour de France même s'il est moins
médiatisé et s'il prête le flanc à moins de critiques.
Moi,…

 

 

 

Carte blanche, j'avais carte blanche, c'est la cheffe qui l'avait dit.

OK, alors je décide de jeter le contenu de ce pot de peinture couleur cuisse de nymphe dans l'égout. Quelle idée de choisir une couleur pareille pour peindre des classes, franchement!

Mais je pense au brave mons...

 

 

 

Le salut au drapeau, le salut éternel, le salut des damnés de la terre... salut mon vieux! 
Port Salut, bon appétit! 
Ah quelle salution! 
Pour le salut, saaaaalut! 
Allez! salut!

 

 

 

Les paroles de ta bouche sont à ravaler tout de suite. 
Ravale ces mots! 
Comment as-tu pu émettre des sons ainsi? 
Jamais tu n'aurais dû dire cela, jamais. 
Et je n'ose même pas penser que tu pus y penser un jour. 
Penser, penser, tyrannie des ?????? (illisible)

 

 

 

Les couteaux luisent alors que la cuisinière reluit des nuits de fêtes nuisibles au voisinage si néfaste, au nez ravagé de névralgie.
Rien que d'imaginer l'année écoulée à roucouler sous les coulées colorées de la coupole racolée… je coule!

 

 

 

Dans le passé de mes arrières pensées passent et repassent les impasses de sa carapace.
Sarcasmes, voilà les seules traces de son passage fugace qui aujourd'hui me laissent à jamais cette grimace âcre, ce gris massacre.

 

 

 

A la dernière minute, mon teint culbute, la chute est déroutée, je me permets de tout réfuter.
Quelle bavure d'en avoir bavé et de toujours en bavarder… il suffisait de la barder de braderie!
Barrez-vous, braves gens, tout va basculer… tous à babord!

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