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Publié par Moicani

Ulysse de James Joyce :

Ulysse est "le  roman de James Joyce", publié en 1922 par Sylvia Beach. I est reconnu comme l'un des romans les plus importants du XXe siècle.

Le roman relate les pérégrinations apparemment banales de son héros, Leopold Bloom, petit bourgeois sans
histoire, d'origine juive (mais dont les parents se sont convertis au protestantisme), à travers des lieux réels de Dublin. L'action se déroule sur la journée du 16 juin 1904, de 8 heures du matin à 3 heures dans la nuit.


La construction du roman fait en réalité référence à l'Odyssée d'Homère, les voyages d'Ulysse étant figurés, et parodiés, par les déplacements de Léopold dans la ville. Chaque chapitre fait référence de façon cachée aux aventures d'Ulysse, mais aussi à un organe du corps humain, à une couleur, à un art et à un symbole. Les 18 épisodes sont regroupés en trois grandes parties suivant le plan de l'original : la Télémachie, l’Odyssée, le Nostos. Les trois chapitres de la Télémachie ne font pas référence à un organe, mais sont centrés sur un autre personnage, Stephen Dedalus, ami de Léopold. Dedalus figure Télémaque, mais aussi James Joyce lui-même, et également l'auto-biographe de Portrait de l'artiste en jeune homme (1915), quelques années plus tard. Ce roman comporte ainsi plusieurs niveaux de lecture, selon les différentes clés qui le décodent.

La construction et les différentes techniques d'écriture utilisées, qui changent à chaque épisode, obtinrent un large écho lors de sa parution. Rédigé entre 1914 et 1921, il fut publié par épisodes dans une revue américaine, puis censuré. La première parution eut lieu à Paris en 1922, seule parution de la librairie Shakespeare and Company, fondée par une Américaine Sylvia Beach.

Dans cette œuvre Joyce réinvente le roman plusieurs fois, par les changements de style, en s'affranchissant des barrières du langage, et en déplaçant l'objet du roman: de la narration des événements à la narration elle-même et aux pensées intérieures des personnages. On y suit les pensées telles qu'elles apparaissent, se transforment. Le roman s'achève par le monologue-fleuve de la femme de Léopold, long de 38 pages et découpé en seulement huit phrases. .

(Courtoisie Wikipédia)

Biographie de James Joyce :

Dublin, 1882-1904

James Augustine Joyce naît, en 1882, dans une famille catholique romaine dans la banlieue de Dublin. Il est l'aîné de dix enfants survivants, deux de ses frères et sœurs sont morts de la fièvre typhoïde.

Son père, originaire de Cork, possède une petite usine de sel et de chaux. En 1887, il est employé comme receveur des impôts par la Dublin Corporation. La famille déménage alors dans la nouvelle banlieue à la mode de Bray.

En 1891, James écrit son premier poème Et Tu Healy sur la mort de Charles Stewart Parnell. Son père le fait imprimer et en envoie une copie à la Bibliothèque du Vatican. En novembre de la même année, John Joyce entre dans la "Stubbs Gazette" (un registre officiel de la banqueroute). À partir de cette époque-là, la famille s'enfonce progressivement dans la pauvreté, causée par l'alcoolisme du père et à sa mauvaise gestion financière .

En 1888, Joyce entre chez les jésuites au Clongowes Wood College, dans le comté de Kildare pour y commencer ses études. Il en sort en 1892, lorsque son père ne peut plus de payer les redevances. Il entre alors à l'école des Christian Brothers sur North Richmond Street à Dublin, avant qu'on ne lui offre une place au collège jésuite de Dublin Belvedere College en 1893 : offre faite dans la perspective d'intégrer l'ordre des jésuites. Mais Joyce rejette le catholicisme dès l'âge de 16 ans.

En 1898, il entre à l'University College de Dublin, où il suit un enseignement de lettres et de langues modernes (français et italien). Il fréquente les cercles littéraires de la ville. Sa critique de la dernière pièce d'Ibsen, en 1900, lui vaut une lettre de remerciement de la part de l'auteur norvégien. Durant ces années, il écrit de nombreux articles et au moins deux pièces de théâtre, aujourd'hui perdues. La plupart des amis qu'il se fait à l'université deviendront des personnages de son œuvre.

Après son diplôme de UCD, en 1903, il fait un premier séjour à Paris, officiellement pour étudier la médecine mais en réalité il dilapide l'argent que sa famille avait pu difficilement lui procurer. Il revient en Irlande après quelques mois, lorsqu'un cancer est diagnostiqué chez sa mère. Il refuse de prier à son chevet et révèle ainsi son agnosticisme. Après la mort de sa mère, il continue de boire beaucoup et les conditions de vie au foyer des Joyce deviennent très mauvaises. Il vivotte en écrivant des compte-rendus de livres, en enseignant et en chantant. En 1904, il remporte la médaille de bronze au Feis Ceoil.

Le 7 janvier 1904, il écrit en un jour une esquisse autobiographique intitulée Portrait de l’artiste, qui est rejeté par le magazine libre penseur Dana. Il décide lors de son 22e anniversaire de développer l'histoire en un long roman Stephen le héros, dont la forme élaborée paraîtra sous le titre Dedalus (Portrait de l’artiste en jeune homme). Le 16 juin, il fait la connaissance de Nora Barnacle, jeune femme originaire du Connemara, Comt de Galway, qui travaille comme femme de chambre. Il en tombe amoureux. Cette date de leur premier rendez-vous est aussi la date de l'action d' Ulysse.

Joyce reste plus souvent à Dublin, buvant énormément. Au cours d'une beuverie, il se bat avec un homme à la suite d'un malentendu au Phoenix Park. Il est recueilli par une vague connaissance de son père, Alfred H. Hunter, qui le ramène chez lui pour le soigne. Hunter, qui est réputé être juif et avoir une femme infidèle, sera l'un des modèles de Leopold Bloom, le personnage principal d'Ulysse . Il fait venir un étudiant en médecine Oliver St John Gogarty, qui formera la base du caractère de Buck Mulligan dans Ulysse. Après être resté dans la Tour Martello de Gogarty pendant six nuits, il la quitte au milieu de la septième à la suite d'une altercation avec Gogarty, qui dirigeait un pistolet dans sa direction. Il retourne à pied à Dublin, reste chez des amis pour la nuit et envoie le lendemain l'un d'entre eux chercher ses affaires dans la tour. Peu après il rejoint le continent avec Nora.

 

Trieste et Zurich, 1904-1920

Joyce et Nora s'imposent un exil volontaire, d'abord à Zurich, où Joyce doit obtenir, par l'intermédiaire d'un agent en Angleterre, un poste d'enseignant en anglais à l'école Berlitz. Mais l'agent a été escroqué et le directeur de l'école l'envoie à Trieste, à l'époque, en Autriche-Hongrie. Là encore, il échoue mais avec l'aide de Almidano Artifoni, directeur de la Trieste Berlitz school, il trouve finalement un poste d'enseignant à Pola, qui fait alors partie de l'Autriche-Hongrie (actuellement en Croatie). Joyce reste là-bas d'octobre 1904 à mars 1905, lorsque les Autrichiens découvrent un réseau d'espionnage dans la ville et expulsent tous les étrangers. Avec l'aide d'Artifoni, il retourne alors à Trieste et commence à enseigner l'anglais. Il reste à Trieste pendant la majeure partie des dix années suivantes .

Cette même année, Nora donne naissance à leur premier enfant, Giorgio. Il peut alors persuader son frère, Stanislaus, de le rejoindre à Trieste, et lui assure un poste d'enseignant à l'école. Officiellement, il s'agit de répondre au besoin de l'école et d'offrir à son frère une vie plus intéressante que celle que lui procure le simple emploi de clerc qu'il a laissé à Dublin. Mais, en réalité, Joyce espère ainsi augmenter les maigres revenus de sa famille avec les gains de son frère . Les relations entre Stanislaus et James se tendent pendant toute cette période où ils vivent ensemble à Trieste, principalement en raison de la tendance de James à « flamber » et à boire ).

Un de ses étudiants à Trieste est Ettore Schmitz (plus connu sous le pseudonyme de Italo Svevo); ils se sont connus en 1907 et sont devenus amis, s'échangeant des critiques mutuelles. Schmitz est juif, et devient le principal modèle du personnage de Leopold Bloom dans Ulysse ; la plupart des détails concernant le judaïsme contenus dans Ulysse (roman) proviennent des réponses de Schmitz aux questions de Joyce. Joyce passe la plupart du reste de sa vie sur le continent. C'est à Trieste qu'il commence à souffrir de ses problèmes oculaires qui se traduiront par une douzaine d'opérations jusqu'à sa mort.

Nostalgique de l'errance du début de sa vie, Joyce est frustré de sa vie à Trieste : il déménage à Rome à la fin 1906, ayant obtenu une situation stable dans une banque. Mais il n'aime pas la vie à Rome et retourne à Trieste au début de l'année 1907. Sa fille Lucia naît au printemps de cette année-là.

Joyce retourne à Dublin à l'été 1909 avec Giorgio, pour rendre visite à son père, lui faire faire la connaissance de son fils et publier Les gens de Dublin. Il rend également visite pour la première fois à la famille de Nora à Galway . Alors qu'il s'apprête à retourner à Trieste, il décide d'emmener une de ses sœurs Eva pour aider Nora à s'occuper de la maison. Il ne reste qu'un mois à Trieste avant de revenir à nouveau à Dublin, cette fois comme représentant de propriétaires de cinéma. Il a pour projet d'ouvrir une salle à Dublin. C'est une réussite (qui deviendra un échec en son absence), et il repart à Trieste en janvier 1910 accompagné de son autre sœur, Eileen. Alors qu'Eva a le mal du pays, et retourne à Dublin quelques années plus tard, Eileen passe le reste de sa vie sur le continent, se mariant finalement avec le banquier tchèque Frantisek Schaurek.

Joyce revient brièvement à Dublin à l'été 1912, toujours en conflit avec son éditeur George Roberts à propos de la publication des Gens de Dublin. Son voyage est vain, et à son retour en Italie il écrit le poème « Gas from a Burner » [Gaz d'un Bec], pour critiquer Roberts. Il n'ira plus par la suite en Irlande, malgré les prières de son père et les invitations de son compatriote William Butler Yeats.

Joyce réfléchit en permanence au moyen de gagner de l'argent rapidement. Il pense importer du tweed irlandais à Trieste, mais le projet n'aboutit pas. Cependant, il ne sombre jamais dans la misère, grâce aux revenus tirés de sa place à l'école Berlitz et de cours particuliers. La plupart des personnes qu'il rencontre au travers de ces cours ne lui seront d'aucun secours lorsqu'il voudra quitter l'Autriche-Hongrie pour la Suisse en 1915.

Pour échapper aux difficultés de la vie dans un pays durant la guerre, il s'installe à Zurich cette année-là, et y rencontre celui qui restera son meilleur ami jusqu'à sa mort, Frank Budgen, auquel Joyce se réfèrera en permanence durant la rédaction d'Ulysse et Finnegans Wake. C'est aussi dans cette ville qu'Ezra Pound le signale à l'éditeur et féministe anglaise Harriet Shaw Weaver, qui deviendra le mécène de Joyce, lui fournissant jusqu'à la fin de sa vie assez de livres pour vivre sans avoir à enseigner. À la fin de la guerre, il revient brièvement à Trieste, mais trouve que la ville avait changé, et s'entend encore moins bien qu'avant avec son frère, qui avait été interné dans les prisons autrichiennes à cause de ses positions pro-italiennes. Joyce accepte en 1920 une invitation d'Ezra Pound pour une semaine à Paris, où il va rester durant 20 ans.

À partit de cette époque, Joyce part souvent en Suisse pour des opérations chirurgicales oculaires et pour les traitements de Lucie, qui souffrait de schizophrénie.

Après avoir passé une grande partie de la guerre à Zurich (1915-1919), il retourne à Trieste quelques mois avant de s'installer en 1920 à Paris sur les conseils d'Ezra Pound. Il y rencontre Valery Larbaud, qui le présente au Tout-Paris littéraire, ainsi que Sylvia Beach qui publie l’édition originale d'Ulysse en 1922 et Adrienne Monnier qui en publie la traduction française en 1929. Le livre lui donne de nombreux ennuis avec les censeurs anglo-saxons. À partir de 1923, il commence son « Work in Progress » (aidé de Samue Beckett), dont il devait faire paraître pendant plus de quinze ans de nombreux fragments dans Transition, soit sous forme de plaquettes (notamment Anna Livia Plurabelle en 1928), avant la publication complète sous le titre de Finnegans Wake, simultanément à Londres et à New York en 1939. Joyce voyage souvent en Suisse pour des opérations des yeux et des traitements pour Lucia qui souffre de schizophrénie. À Paris, Maria et Eugene Jolas nourrissent Joyce pendant les longues années où il écrit Finnegans Wake. Sans leur indéfectible soutien (et aussi sans le soutien financier d'Harriet Shaw Weaver), il est probable que ses livres n'auraient jamais été finis ou publiés. Dans leur magazine littéraire Transition, aujourd'hui légendaire, les Jolas publient sous forme de feuilleton plusieurs sections du roman de Joyce sous le titre Work in Progress. (Travail en cours). Joyce retourne vivre à Zurich après l'occupation de la France par les Nazis en 1939. En 1940, "l'Irlandais" (surnom de Joyce depuis son arrivée dans l'Hexagone) s'installe de nouveau en France, à Saint-Gérand-le-Puy, dans l'Allier. Après un an de repos, il décide de retourner à Zurich, pour y finir sa vie. Le 11 janvier 1941, il est hospitalisé pour une perforation d'un ulcère au duodenum. Après plusieurs jours de sursis, il tombe dans le coma. Il se réveille à deux heures du matin le 13 janvier 1941 et demande à une infirmière d'appeler sa femme et son fils avant de perdre à nouveau conscience. Ils sont en chemin lorsqu'il meurt, quinze minutes plus tard. Il est incinéré au cimetière de Fluntern à portée des rugissements des lions du zoo de Zurich. Sa femme Nora, qu'il avait finalement épousée à Londres en 1931, lui a survécu pendant dix ans. Incinérée également, elle repose à ses côtés ainsi que leur fils, mort en 1976.



Citations de James Joyce :


Tous les jours rencontrent leur fin.
Extrait d'Ulysse


Le fromage fait tout digérer, sauf lui-même.
Extrait d'Ulysse


Voilà ce qui fait le bon commerçant. Il vous fait acheter ce qu'il a besoin de vendre.
Extrait d'Ulysse


Courtoisie Wikipédia

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