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Publié par JEAN HELFER

Les salariés de Schlumberger mobilisés contre un plan social

Pétrole: les salariés de Schlumberger mobilisés contre un nouveau plan social

Paris - Au moins 150 salariés du groupe de services pétroliers Schlumberger ont manifesté mardi sur l'esplanade de La Défense pour dénoncer un plan social visant quelque 120 postes à Clamart, moins de deux ans après une précédente réorganisation.


Selon un représentant de l'intersyndicale (CFDT, CGT, CFE-CGC), 200 salariés du groupe franco-américain se sont rassemblés sur les marches de la Grande arche en début d'après-midi, 150 selon la police. 

Les représentants syndicaux chargés de négocier les conditions du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) ont été reçus dans l'après-midi par le PDG France du groupe.

Le plan prévoit 117 suppressions de postes dans l'entité Etudes et productions, selon un porte-parole de la direction, 122 d'après l'intersyndicale. 

Alors que les syndicats dénoncent "un plan de délocalisation masquée" vers Houston (Etats-Unis), l'entreprise, tombée dans le rouge en 2016, invoque une forte baisse de son activité provoquée par la chute des prix du pétrole, divisés par deux depuis mi-2014.

Il s'agit du deuxième PSE depuis 2015 à Clamart, du cinquième en France, après les restructurations menées sur les sites d'Abbeville (Somme), Béziers et Roissy, selon les syndicats.

Une fois ce plan mis en oeuvre, l'entité concernée comptera moins de 550 CDI, soit un tiers de moins en deux ans, selon des données concordantes obtenues par l'AFP. 

Les mesures d'accompagnement proposées "ne sont pas à la hauteur de ce qu'un groupe international comme Schlumberger doit proposer à ses employés au regard de sa situation financière", estiment les syndicats.

Ils réclament des congés de reclassement d'au moins 18 mois, un "portage jusqu'à la retraite pour les plus âgés", et une indemnité de licenciement plancher égale à celle de 2015 (35.000 euros), a précisé à l'AFP Quentin Barral, élu au Comité d'entreprise.

Le groupe franco-américain, qui développe des technologies destinées au forage de puits pétroliers et à la construction de puits et plates-formes, employait 100.000 personnes fin 2016, dont 2.500 en France.

AFP / 28 mars 2017 

Clamart : les Schlumberger manifestent contre le plan social

«C'est un juteux trois-mâts voguant sur un magot, Schlumberger !» Mobilisation en chanson mercredi matin à Clamart pour protester contre le plan social en cours dans l'entreprise spécialisée dans le matériel de prospection et d'exploitation pétrolière, en pleine restructuration. De 824 employés, le site doit passer à 688 : 136 postes sont supprimés. 44départs ne sont pas remplacés, et 92 personnes pourraient perdre leur emploi. A l'appel des syndicats CFDT, CGT et CGC, un rassemblement était prévu devant le siège parisien, mais depuis les attentats, les manifestations sont interdites sur la voix publique. Les grévistes ont donc décidé de se faire entendre sur place, défilant drapeaux en main dans les couloirs des bâtiments. Des débrayages ont déjà lieu depuis le début de la semaine. «Ici, nous sommes 80 % de cadres, peu habitués à ce genre de manifestation», note un salarié surpris par l'ampleur de la mobilisation. Certains services sont particulièrement touchés : «Nous sommes 13 postes d'ingénieurs production, il y en a 5 qui sont potentiellement supprimés, proteste Thierry. Ce sont des compétences qu'on acquiert au fil des années, très spécifiques, et même si le travail a diminué à cause de la crise pétrolière, la société devrait garder notre savoir-faire pour l'avenir !» Arrivés à l'étage de la DRH, les manifestants en appellent à la mémoire de «Marcel et Conrad», les deux frères fondateurs de Schlumberger : «S'ils étaient encore là, ils ne comprendraient pas !» Le plan social est en cours depuis l'été, mais les discussions se sont tendues sur les conditions de départ. «Les propositions de la direction sont très loin de ce qu'on demande», dénoncent les syndicats, qui réclament des indemnités au-delà du minimum légal et un allongement de la durée de reclassement, 36 mois au lieu de 12, pour permettre aux licenciés de suivre des formations. «On combat les raisons de ce plan social, sans vision à long terme, explique Luisa Nicoletti, physicien et représentante de la CGT, et la méthode,le manque d'humanité dans le traitement des employés. On veut que les gens puissent partir dans la dignité». «La direction se positionne comme si l'entreprise était en grande difficulté alors que le groupe fait encore1milliard de bénéfices par trimestre» proteste Rachid Bouaissi, de la CFDT. C'est pourtant bien la crise qu'invoque le groupe pour justifier sa décision : «C'est la plus importante dans l'industrie pétrolière depuis ces 30 dernières années, explique la direction, la chute forte et durable du prix du pétrole amène nos clients à réduire leurs investissements et Schlumberger, en tant que société de services, doit s'adapter à cette baisse d'activité». Le groupe a déjà supprimé 20 000 emplois dans le monde depuis le début de l'année.«Dans ce contexte difficile, la direction affirme sa volonté de dialogue et son objectif de préserver au mieux les compétences de Clamart», assure-t-on au siège du groupe. Les négociations doivent se poursuivre dès ce jeudi et jusqu'à la fin du mois de novembre.

 

  leparisien.fr

Groupe Schlumberger : contre les suppressions d’emplois

Le groupe Schlumberger, numéro un mondial des services pétroliers, vient d’annoncer son cinquième plan de licenciements en France


Après Abbeville, Béziers, Roissy et Clamart en 2015, le centre de Clamart subit aujourd’hui une nouvelle vague de licenciements. Après les 136 postes supprimés en 2015, la direction veut supprimer 122 postes. Cela fera une baisse de près de 40 % des effectifs en deux ans, 50 % en prenant en compte les sous-traitants.

Le projet prévoit la délocalisation d’un service de recherche à Houston, aux USA, où sur les 56 postes seuls dix reclassements sont proposés, mais aucun pour les techniciens.

Les mesures qui avaient évité le chômage dans les plans passés sont divisées par deux, alors que le groupe se porte bien.

Schlumberger a les moyens d’assurer un travail et un salaire à tous. En 2016, en plein marasme de l’industrie pétrolière, le groupe a déclaré un bénéfice net certes en baisse mais tout de même de 1,55 milliard de dollars. Un seul actionnaire a touché 24 millions de dollars ! De plus Schlumberger a bénéficié de 150 millions de fonds publics en crédit impôt recherche, et en crédit impôt compétitivité emploi.

C’est le personnel qui crée toutes ses richesses et qui subventionne sa direction avec une part de ses impôts !

Les travailleurs qui ont bloqué l’entrée des camions de matériel ont voulu se faire entendre. Les propositions de la direction, face à leur réaction, sont à la hausse, mais elles sont toujours loin du compte
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https://journal.lutte-ouvriere.org

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