Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par JEAN HELFER

Exposition "René Magritte. La trahison des images"Au Centre Pompidou du 18 septembre 2016 au 9 janvier 2017
Exposition "René Magritte. La trahison des images"Au Centre Pompidou du 18 septembre 2016 au 9 janvier 2017
Exposition "René Magritte. La trahison des images"Au Centre Pompidou du 18 septembre 2016 au 9 janvier 2017
Exposition "René Magritte. La trahison des images"Au Centre Pompidou du 18 septembre 2016 au 9 janvier 2017
Exposition "René Magritte. La trahison des images"Au Centre Pompidou du 18 septembre 2016 au 9 janvier 2017

René Magritte, peintre belge (1898-1967), sculpteur, et artiste, découvre le cubisme et le futurisme, comme l’avant-garde artistique de Anvers, lorsqu’il s’installe définitivement à Bruxelles en 1918, après ses études à l’académie royale des beaux-arts. Initialement d’une expression plutôt impressionniste, sa peinture évolue rapidement vers le purisme en s’approchant de celle de Fernand Léger.

René Magritte fréquente dans les années 1920 le milieu dada, avec Marcel Lecomte. Il reste bouleversé en voyant une reproduction de Le Chant d’Amour (1914) de De Chirico, et est un grand lecteur de poésie surréaliste. Un groupe se constitue à Bruxelles, puis des rencontres ont lieu à Paris avec André Breton, Salvador Dali, Paul Éluard et Max Ernst.

Malgré une brouille avec Breton, Le Viol fera la couverture de Qu’est-ce que le surréalisme.

Dans sa manière stylistiquement neutre voire académique, qui tord des échelles variables sur la même toile, il pose une représentation théâtrale de la pensée, lorsqu’elle est engagée.

Les mots se font images et la pensée se symbolise. Mais la précaution non-aristotélicienne demeure dans sa vigilance et son exigence totales : la carte n’est pas le terrain, l’image n’est ni la personne ni l’objet.

Parmi ses œuvres les plus connues : Les Amants (1928), où l’amour, s’il est aveugle, rapproche ; Le Viol (1934), un visage ou un corps ? ; Le Balcon de Manet (1950), quand les vivants auront disparus ; Golconde (1953), où il pleut des hommes, aussi semblables entre eux que des gouttes de pluie ; La Grande Famille (1959), cette silhouette de grande colombe éclairant les nuages ; et Ceci n’est pas une pipe, ou la Trahison des images(1928-1929). "Si j’avais écrit ceci est une pipe, j’aurai menti."

La dernière rétrospective consacrée à René Magritte s’était tenue en début d’année 1979 au Centre Pompidou, il y aura déjà 36 ans.

Elle révélait à quel point Magritte évoquait souvent son fort intérêt pour ce qui n’apparaissait pas. L’artiste avait répondu à quelqu’un lui demandant la signification cachée derrière une de ses images : « Il n’y a rien derrière cette image. Il y a derrière les couleurs du tableau, la toile. Derrière la toile, il y a un mur, derrière le mur il y a… etc. Les choses visibles cachent toujours d’autres choses visibles. Mais une image visible ne cache rien ».

Et David Sylvester de conclure à l’époque que l’œuvre entière de Magritte nous était tout à la fois dissimulée et familière, visible et imprévisible.

Cette précédente rétrospective, préparée avec la Belgique, avait rassemblé 206 œuvres, peintures, dessins et objets. Elle mettait particulièrement en exergue les années 1927-1928, représentées par plus de 80 toiles. Années décisives pour Magritte qui, ayant découvert l’œuvre de Giorgio De Chirico, s’engageait résolument dans le règne du mystère.

Que nous réservera la prochaine, organisée également par le Centre Pompidou ?

Cette nouvelle exposition thématique du Centre Pompidou, placée sous le commissariat de Didier Ottinger, redéploie l’œuvre de l’artiste belge René Magritte au tamis des cinq principales « figures » auxquelles il n’a cessé de se référer dans son travail :

En suivant le fil de ces thématiques, l’exposition compte dévoiler la réflexion approfondie menée par l’artiste autour des questions de ressemblance et de réalisme, et s’intéresse à son travail sur les représentations trompeuses du monde.

L’exposition rapproche les peintures de Magritte d’images anciennes, illustrant les récits mythologiques de l’invention et de la définition de la peinture.

René Magritte. La trahison des images, du 18 septembre 2016 au 9 janvier 2017, au Centre Pompidou, Galerie 2, Niveau 6, 01 44 78 12 33, métro Hôtel-de-Ville, Rambuteau. Ouvert de 11 à 21h tous les jours sauf le mardi. Nocturne le jeudi jusqu’à 23h. 14 ou 11€, valable le jour même pour le musée national d’art moderne et l’ensemble des expositions

Commenter cet article