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Publié par JEAN HELFER

VANDALISME AU MUSEE

Huit mois avec sursis pour la femme qui a tagué « La liberté guidant le peuple »

La jeune femme qui avait dégradé au feutre le tableau de Delacroix La Liberté guidant le peuple au Louvre-Lens a été condamnée jeudi 13 mars par le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) à huit mois de prison avec sursis, assortis de dommages et intérêts, a-t-on appris vendredi auprès du parquet.

Ingrid Kapola, 29 ans, devra indemniser le Louvre-Lens de 1 255,80 euros pour le préjudice matériel et 5 000 euros pour le préjudice moral, ainsi qu'obéir à une obligation de soin et à une interdiction de fréquenter les musées, avec une mise à l'épreuve de deux ans, a-t-on précisé, confirmant une information de La Voix du Nord.

Le 7 février 2013, dans le tout nouveau Louvre-Lens, cette habitante d'une commune du bassin minier avait inscrit au feutre un énigmatique « AE911 », sur 30 centimètres de longueur et 6 centimètres de haut, avant d'être interpellée. L'inscription en question faisait référence aux thèses conspirationnistes sur les attentats du 11-Septembre.

ELLE ENCOURAIT SEPT ANS DE PRISON ET 100 000 EUROS D'AMENDE

Semblant confuse, l'auteur de la dégradation avait été hospitalisée sous contrainte pendant deux mois.

Bien que son avocat, Me Gautier Lacherie, ait plaidé jeudi l'irresponsabilité pénale, le tribunal a estimé la jeune femme coupable, d'autant que titulaire d'un master et poursuivant des études au moment des faits, elle avait argumenté et justifié son geste par sa volonté d'« élever le niveau de conscience du peuple ».

Pour les faits de « dégradation d'un objet culturel confié à un musée », elle encourait sept ans de prison et 100 000 euros d'amende. Vendredi, aucun appel n'avait été déposé, selon le parquet.

http://www.lemonde.fr/

VANDALISME AU MUSEE

La clémence pour Pinoncelli

Pierre Pinoncelli a été condamné en appel à trois mois de prison avec sursis et deux ans de mise à l"épreuve pour avoir dégradé l"urinoir de Duchamp. Le juge a refusé d"accorder au Centre Pompidou les dommages et intérêts initialement prévus

Trois mois de prison avec sursis. Voilà ce qui l’en coûte d’entailler avec un marteau l’urinoir de Marcel Duchamp. La cour d’appel de Paris a tout de même condamné l’artiste post-dada Pierre Pinoncelli à une jolie amende: le tribunal lui réclame les 14 352 euros que le musée affirme avoir dépensé pour restaurer l’œuvre.

Pas de dommages et intérêts
Pinoncelli n’aura en revanche aucun centime à verser en réparation des dommages et intérêts subis par le Centre Pompidou. "La cour d’appel a vraiment remis Beaubourg à sa place" s’enthousiasme l’avocat de Pinoncelli, Me Emmanuel Arnaud. "Le centre demandait des dommages astronomiques -200 00 euros- pour des dégradations effectuées sur un objet dont il n’est même pas propriétaire. C’était incroyable!"

L’avocat est même allé plus loin en affirmant que l’urinoir faisait partie d’une collection publique. "Le geste que mon client a commis n’a pas été fait sur une œuvre d’art, mais sur un objet illustrant un discours sur l’art. C’est totalement différent."

Secouer l’art contemporain
De son côté, Pierre Pinoncelli s’est dit rassuré par l'arrêt de la cour d’appel. "Pompidou a voulu en faire une histoire de gros sous. Maintenant, avec cette décision, on va peut-être enfin parler du message qu’il y avait derrière mon acte." Et l’artiste d’ajouter que tout compte fait, s’il avait dû s’acquitter des 200 000 euros d’amende, il aurait pu passer pour un martyr.

"Ma démarche était totalement artistique" s’est défendu Pinoncelli. "Je n’ai pas voulu casser l’urinoir, mais ce qu’en fait l’institution. Il ne faut pas oublier que par cette œuvre, Duchamp voulait secouer l’art contemporain. J’ai voulu lui rendre hommage. Mon coup de marteau, c’était celui d’un commissaire-priseur qui entendait redonner à l’urinoir ses vertus provocatrices." L'artiste ne serait donc coupable d’aucun vandalisme. Mieux, son geste aurait rendu l’urinoir unique.

Faire le dos rond
Pinoncelli n’en était même pas à son coup d’essai envers l’œuvre de Duchamp. En 1993, il y avait uriné alors qu'il était exposé à Nîmes. Alors, que faut-il attendre pour la suite? "Pour l’instant, je vais faire le dos rond" se défend Pinoncelli. Son avocat entend d’ailleurs l’orienter dans ce sens, avec des performances un peu moins illégales.

http://www.lexpress.fr/

VANDALISME AU MUSEE

Irlande: condamné à 5 ans de prison pour avoir vandalisé une oeuvre de Monet

Andrew Shannon a été reconnu coupable d'avoir volontairement vandalisé Le Bassin d'Argenteuil avec un Voilier, une oeuvre de Claude Monet, exposée à la galerie nationale d'Irlande. S'il a fallut près de deux ans pour restaurer le tableau en question, le vandale, lui, passera cinq années en prison.

Cinq ans de prison ferme. Tel est le prix à payer quand l’on s’attaque physiquement à un chef d’œuvre de Claude Monet. Andrew Shannon vient de l’apprendre à ses dépens, comme le rapporte Metro Uk. En 2012, cet Irlandais de 49 ans avait en effet donné un coup de poing dans une toile du célèbre impressionniste français, intitulée Le Bassin d’Argenteuil avec un Voilier, alors exposée à la galerie nationale de Dublin. Un tableau estimé à près de 9,1 millions d’euros.

Tout juste après avoir dégradé l’œuvre d’art, Andrew Shannon s’en serait ensuite pris aux visiteurs en leur hurlant dessus, avant d’être appréhendé par l’un des agents de sécurité du musée. C’est à ce moment qu’une bombe de peinture sera également retrouvée sur le vandale.

Il voulait "se venger de l'Etat"

Pour justifier son acte, l’Irlandais a expliqué dans un premier temps avoir voulu "se venger de l’Etat". Une fois jugé, l’homme a donné une autre version des faits, en expliquant s’être senti "défaillir" avant de tomber "accidentellement" sur la peinture de Claude Monet.

Une version rapidement mise à mal par les vidéos de surveillance de la galerie. Jugé la semaine dernière en Irlande, l’homme a été reconnu coupable d’avoir délibérément vandalisé Le Bassin d’Argenteuil avec un Voilier et condamné à cinq ans de prison ferme. Une fois libre, il lui sera également interdit de se rendre dans une galerie d’art pendant près de 15 mois.

Deux ans pour restaurer l'oeuvre

Quant au tableau de Claude Monet, il a finalement pu retrouver sa place au musée en juillet dernier, soit plus de deux ans après avoir été endommagé. Perforée dans sa partie inférieure gauche, la toile a pu être restaurée après plus de 18 mois de recherches.

http://www.bfmtv.com/

VANDALISME AU MUSEE
VANDALISME AU MUSEE

Musée Fragonard à Grasse : des tableaux de maître vandalisés

Plusieurs tableaux du musée Fragonard, à Grasse, dont un signé du maître du XVIIIe siècle, ont été gribouillés au stylo. Une enquête est en cours.

Qui en veut aux œuvres du musée Fragonard à Grasse (Alpes-Maritimes) ? Une enquête a été ouverte jeudi, en toute discrétion, après une série de dégradations commises sur des tableaux exposés dans ce musée, implanté boulevard Fragonard, et consacré à l'un des principaux peintres français du XVIIIe siècle.
Selon nos informations, un ou plusieurs inconnus auraient opéré depuis la fin du mois de septembre. Les premiers actes de vandalisme ont été constatés, le 25 septembre, sur quatre oeuvres présentées dans ce musée. « Il s'agissait de reproductions du XIXe siècle, confie une source proche de l'affaire. Les faits perpétrés ont été réalisés avec un stylo. Celui ou ceux qui en sont à l'origine ont bêtement apposé des gribouillis sur ces toiles... » Toujours selon nos informations, ces actes n'avaient alors pas été dénoncés à la police. Mais lundi, le ou les mêmes vandales s'en prennent, cette fois, à des œuvres originales, notamment une signée de la main même de Jean-Honoré Fragonard.

La police scientifique sur le coup

« C'est un visiteur qui a signalé que plusieurs œuvres avaient été souillées, poursuit la même source. Un tableau de Fragonard, trois autres peints par François Gérard, un portraitiste, très en cour au XVIIIe siècle, et une toile de François Vincent, un artiste de la même période, ont été saccagés ! C'est tout à fait intolérable de voir de telles œuvres être la cible de gestes d'une telle bêtise. » Plusieurs trous dans les toiles ainsi que l'apposition — toujours au stylo — d'une paire de moustaches sous le nez d'un des personnages représentés sur ces œuvres ont notamment été relevés. Au regard du préjudice — en cours d'évaluation mais qui pourrait, d'ores et déjà, s'élever à plusieurs centaines de milliers d'euros —, la direction du musée a, cette fois-ci, alerté la police. Des fonctionnaires de la police scientifique ont procédé à divers prélèvements, qui sont en cours d'analyse. Mais les investigations qui débutent s'annoncent difficiles : le musée Fragonard ne dispose pas de système de vidéosurveillance.

Selon les premiers éléments de l'enquête, ces dernières dégradations auraient pu être commises entre le 8 et le 19 octobre. « Toutes les pistes sont envisagées, indique un proche de l'affaire. Ces faits peuvent aussi bien être l'expression d'une vengeance, le geste d'une personne déséquilibrée, voire d'enfants en mal d'occupation. »

Le Parisien

VANDALISME AU MUSEE
VANDALISME AU MUSEE

L'ARTISTE RANCILLAC VANDALISE UNE DE SES TOILES À BRUXELLES

Il conteste l'authenticité d'une de ses toiles exposée à La Patinoire Royale.

Le peintre français Bernard Rancillac, 83 ans, un des représentants du mouvement de la figuration narrative, a passé sept heures en garde à vue, à Bruxelles. Le motif ? Il est accusé d’avoir dégradé un tableau exposé dans la galerie récemment ouverte par Valérie Bach, à La Patinoire royale (Libération du 2 juin). Il figure dans une exposition organisée par l’ancien ministre de la Culture français Jean-Jacques Aillagon jusqu’au 31 juillet, où sont exposés 150 tableaux à la gloire du mouvement apparu au début des années 60.

L’artiste conteste la paternité de deux toiles qui lui sont attribuées, l’une intitulée Mes chéries, je ne vous oublie pas, 2007, et la seconde Hommage à Picasso, 2003, sur laquelle il a tagué au feutre, « Ceci est un faux, B. R. » «L’affaire remonte au 18 mai, explique le directeur des lieux, Constantin Chariot. Deux semaines après l’ouverture de l’exposition, sur sa page Facebook toujours en ligne malgré notre demande qu’il retire ses posts, il écrit sous le premier tableau, "Jamais fait, jamais vu. C’est un faux Rancillac. Non répertorié dans le catalogue raisonné. Jamais exposé, vendu ou offert. Découvert dans le catalogue de La Patinoire royale de Bruxelles que le commissaire a pris soin de ne pas m’expédier." et au-dessus de la reproduction de l’autre, celle qu’il a graffitée, le 9 juin en début d’après-midi, «Cet "hommage à Picasso» n’a pas été peint par moi. (…) Je ne l’avais jamais vu avant de le découvrir dans le catalogue de La Patinoire royale à Bruxelles. C’est un faux."»

Constantin Chariot déclare avoir acheté ce tableau à l’ancienne compagne de Rancillac, par l’intermédiaire du marchand parisien Thierry Salvador, désormais installé à Bruxelles. «Celle-ci possède des photos et des vidéos qui montrent le peintre en train de peindre le tableau en question, que nous avons en notre possession, et prouvent donc l’authenticité de la toile.» Pour le galeriste, l’explication de ce geste vient est à chercher du côté d'une querelle d'ordre privée.

Le 9 juin, Constantin Chariot, a bien essayé de convaincre Rancillac d’employer des moyens légaux pour contester l’authenticité de ses toiles, menaçant même d’appeler la police, le peintre n’a rien voulu entendre et sorti un feutre de sa poche et écrit à toute vitesse, «Ceci est un faux, B. R.», sur l’un des deux tableaux. La police est arrivé sur les lieux et emmené l’artiste au poste de police où il est resté enfermé plusieurs heures, avant d’être relaché.

Depuis, Constantin Chariot, a déposé une plainte pour dégradation et a retiré le tableau de l’exposition. Toujours selon lui, l’artiste contesterait à ce jour la paternité d’une trentaine de toiles.

Dominique Poiret http://next.liberation.fr/

VANDALISME AU MUSEE
VANDALISME AU MUSEE

Un tableau de Picasso vandalisé dans un musée d’Houston, à coup de pochoir artistique

La Femme au fauteuil rouge de Pablo Picasso est la dernière œuvre en date à s’être vue défigurée sur son lieu d’exposition. Mercredi dernier, vers quinze heures, un homme s’est approché du portrait cubiste gris et rouge accroché au mur de la Collection de Menil à Houston, pour y inscrire au pochoir l’image d’un taureau, accompagné de l’inscription « Conquista ».

Un visiteur a filmé l’incident avant de le mettre en ligne sur YouTube. La chaîne locale KHOU a ensuite repris la séquence. La vidéo montre le suspect de dos, les mains dirigées vers la toile. Tandis qu’il la marque, on entend un craquement, puis l’homme disparaît. Peu après, le vidéaste amateur s’exclame : « What the fuck ? »

Gretchen Sammons, une représentante de la Collection, a déclaré à ARTINFO qu’une enquête policière était en cours. Grâce aux caméras de sécurité, l’institution possède ses propres images de l’incident. Ce dernier a eu lieu alors que le garde avait le dos tourné. Sur YouTube, on attribue le graffiti à un artiste américano-mexicain et il s’agirait « d’un hommage à Pablo Picasso, monstre sacré de l’art ».

« On a immédiatement emmené le tableau à des restaurateurs. La peinture n’avait même pas eu le temps de sécher. Nous avons bon espoir, » a précisé Gretchen Sammons, ajoutant qu’il s’agit du premier cas de ce genre dans l’histoire de cet auguste musée. Les collectionneurs John et Dominique de Menil avaient acquis le tableau en 1956.

Dans une interview à la chaîne de télévision locale, le visiteur semble contre toute attente plutôt en faveur du criminel. « J’ai trouvé assez cool de voir son assurance ; il s’est approché du tableau, a fait ce qu’il avait à faire puis s’en est allé ! » a-t-il argumenté. Le témoin a ensuite suivi le vandale hors du musée pour lui demander les raisons de son acte, ce à quoi l’autre a répondu qu’en tant que jeune artiste très prometteur, il désirait rendre hommage au maître à sa propre façon. Vous pensez peut-être qu’il sera difficile de faire carrière après une telle initiative, mais rappelez-vous donc Tony Shafrazi : au MoMA en 1974, il avait marqué le Guernica d’un graffiti. Cela ne l’a pas empêché de réussir plus en tard en tant que marchand d’art.

Si ce genre d’attaques éhontées est rare dans les musées, des toiles de Poussin et Gauguin ont néanmoins récemment subi le même sort, l’œuvre d’individus apparemment en pleine possession de leurs facultés mentales. Tandis que ces deux agressions auraient pour origine une rage pudibonde face à la nudité, le cas présent semble s’inscrire dans une démarche artistique, ce que souligne la nature de l’inscription, en relation directe avec les thématiques chères à Picasso.

BY JULIA HALPERIN

Anish Kapoor veut montrer sa grande sculpture à Versailles avec les tags antisémites

La grande sculpture Dirty Corner de l’artiste Anish Kapoor, installée dans les jardins du château de Versailles et souvent qualifiée de « vagin de la reine », a été à nouveau vandalisée, dimanche 6 septembre au matin.

Cette œuvre, une trompe d’acier à la connotation sexuelle évidente, a été recouverte d’inscriptions à la peinture blanche, a précisé le Domaine royal de Versailles : « La reine sacrifiée, deux fois outragée », « SS Sacrifice Sanglant », « le deuxième VIOL de la Nation par l’activisme JUIF DEVIANT ».

Contacté à Londres par Le Figaro, Anish Kapoor, en consultation avec le Domaine royal de Versailles et la ministre de la culture, Fleur Pellerin, a pris le parti de ne pas retirer les inscriptions antisémites.

« Une vision fasciste de la culture »

Catherine Pégard, présidente de l’établissement, s’est dite « scandalisée ». « Cet acte d’une violence intolérable contre l’œuvre d’un artiste international me choque et m’attriste », a-t-elle déclaré, alors qu’elle était venueconstater les dégradations. « Je suis scandalisée qu’on s’en prenne avec les plus abominables références à l’œuvre d’un grand artiste international et, au-delà, au château de Versailles et à la culture », a-t-elle ajouté.

La dégradation a également fait réagir au plus au sommet de l’Etat puisque le président de la République, François Hollande, a dénoncé « fermement » cet acte et « fait part de toute sa solidarité à Anish Kapoor » dans un communiqué publié par l’Elysée.

Fleur Pellerin s’est pour sa part rendue sur place dans l’après-midi, évoquant « une vision fasciste de la culture ». Plus tôt, elle avait déjà manifesté son indignation sur Twitter, qualifiant d’« innommables » ces dégradations.

La sûreté urbaine de Versailles a été chargée de l’affaire et devrait exploiter les enregistrements des caméras de vidéosurveillance. Une source proche de l’enquête a évoqué « un message à tendance royaliste ».

Installé dans l’axe principal du parc, sur un tapis vert, ce tunnel d’acier rouillé de 60 m de long, entouré d’excavations et d’énormes blocs de pierre, avait déjà été vandalisé en juin par des jets « superficiels » de peinture jaune.

Le Monde.fr avec AFP

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