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Publié par JEAN HELFER

PPDA

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CHARLES TRENET

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LES RECALES DE L'ACADEMIE FRANCAISE
Sacha Guitry  est proposé pour l'Académie française mais Guitry refuse la condition qu'on lui impose : abandonner son activité de comédien

Sacha Guitry est proposé pour l'Académie française mais Guitry refuse la condition qu'on lui impose : abandonner son activité de comédien

MICKAEL KORVIN

MICKAEL KORVIN

Paris, le 29 mars 2012

Messieurs et Mesdames les Académiciens,

Par la présente, je, soussigné Mickael Korvin, écrivain, romancier, poète et linguiste, ai l'immense honneur de présenter ma candidature au fauteuil de Jean Dutourd.

Dans mon plus récent ouvrage Journal d'une cause perdue, joint à ma candidature, je défends la théorie selon laquelle l'accentuation, la ponctuation et les lettres majuscules compliquent notre si belle langue et en freinent le développement. Ma candidature est donc un appel à sauver la langue française.

N'est-elle pas déjà sauvée par son évolution hors de France, en Afrique, au Canada, dans toute la francophonie ? Non car la France doit donner l'exemple en faisant évoluer ses règles grammaticales de manière décidée avec un véritable plan de reconquête du monde. Elle est de loin la plus belle des langues. Mais le français actuel, avec ses couches interminables de règles grammaticales, décourage ceux qui voudraient l'apprendre. Ils sont très nombreux de par le monde à vouloir savourer l'esprit français sans y parvenir à cause d'un apprentissage trop compliqué.

Même les Chinois ont su simplifier leur langue, pourquoi pas nous ? Nos voisins allemands ont remplacé de desuet "ß" par un double "s" lors de la réforme orthographique de 1996. Pourquoi pas nous ? Un siècle après la révolution de l'art abstrait, la langue française n'a toujours pas évolué, à part quelques nouveaux mots accordés tous les ans.

Au-delà de mon appel à abolir les accents, parmi mes expérimentations, je suis en train de réinventer un nouveau francais qui s'écrit sans accent et sans double consonne. Ce qui suit n'est qu'une possibilité parmi des centaines d'autres. Son nom : le nouvo franSet. En nouvo franSet grammaire s ecrit graMair par exemple. Deux autres cas concrets : Tout ce ki se prononce "é" ou "ais" ou "ait" ou "aie" ou "et" est ecrit "et". Toutes let double consoNes sont remplacet par une seule leTre majuscule. Les consonnes muettes en fin de mot s'écrivent en minuscule, les autres en majuscule, etc.

Toutes mes expérimentations visent à la simplification de la langue pour son développement et la reconquête linguistique. Je ne pense pas proposer un retour à l'oralité car je n'estime pas que les accents et la ponctuation sont la marque même de l'écriture. En France nous avons tendance à accumuler les lois de toutes sortes, et à la fin c'est l'immobilisme. Il faut plus qu'une simplification pour sauver le français, il faut une révolution, car la langue française se meurt. Dans monJournal d'une cause perdue je m'attaque à la ponctuation et aux accents, symboliquement comme la Révolution française s'est d'abord attaqué à l'aristocratie. Même le plus conservateur des linguistes doit reconnaître qu'avec Internet, nous avons un réel problème avec nos accents français. D'évidence aussi, aujourd'hui nous utilisons peu ou prou le même français que Victor Hugo et Zola.

Bien sûr le français n'est pas la seule langue à mal vieillir. L'anglais aussi est pris par ses Shakespeare et ses Dickens. Mais grâce au dynamisme linguistique, et surtout à la supériorité culturelle américaine, leur langue s'enrichit toute seule. Aux Etats-Unis la souplesse de la langue permet de créer un nouveau mot à volonté, à chaque phrase. Nous avons bien les Québécois, les Antillais et les Africains entre autres mais leur apport est minime par rapport a l'apport linguistique de nos immigrés. Ceux-ci permettent à la langue française d'éviter la consanguinité. Il me paraît probable que sans l'injection du langage des cités, le français serait déjà presque une langue morte, un joli grimoire poussiéreux du 18ème siècle posé sur une étagère d'Académie.

Je ne suis pas seul à craindre pour l'avenir de notre langue. N'est-il pas temps d'avoir une réflexion globale sur l'avenir du français ? Notre langue est-elle si adulée qu'on ne peut y toucher sans risquer les foudres de Chateaubriand, de Voltaire et de Molière réunis ? Une fois de plus, je trouve que c'est à la France de mener résolument le bal, sans préjugés. Je suis loin de penser qu'il faille abolir l'apprentissage de la grammaire telle qu'il se fait au jour d'aujourd'hui, à l'école, au contraire, mais à partir de la classe de seconde, en parallèle, l'enseignement du francais doit aussi s'orienter vers le français simplifié et actuel. Mais il faudrait surtout créer un groupe de réflexion pour penser une refonte et je vais oser le mot vulgarisation. Connaissez-vous aujourd'hui quelqu'un qui pense que le français est une langue d'avenir ? Non, aujourd'hui seuls les amoureux du passé tombent amoureux de notre sublime et merveilleuse langue.

Sûrement vous ne pouvez préférer la candidature d'un simple présentateur de télévision à celle d'un théoricien linguiste et défenseur moderne de la langue. Veuillez agréer, Messieurs et Mesdames les Académiciens, l'expression de mon amour inconditionnel pour la langue française.

Votre dévoué, Mickael Korvin

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